joues-tu.nu

Baptême

Pour un extrait concentré de naissance a-culturé*

Un nouveau blog, foutraque, pas spécialement responsive et destiné à collecter les fautes d’orthographe à la louche, est né dans ma petite famille de sites. Il est un peu secret mais pas bégueule et spontanément lisible pour qui souhaitera s’en amuser. Il a poussé son premier post en ligne il y a à peine quelques jours

En ce qui me concerne, je me le suis bâti sur mesure, avec l’envie de m’y ouvrir un vaste champ bien aéré, dans toutes les dimensions de l’espace et de l’esprit, sans compter toutes les autres. Je compte bien en arpenter les recoins et les sentiers le plus souvent possible, ne serait-ce que pour ma propre santé mentale, car il m’offre un terrain vague aussi particulier que désolé et qui a déjà le don de m’apaiser. On y crache et on y chie bien un peu par terre quelque fois, mais on y cueille aussi des fleurs à la corolle élégante et aux parfums très délicats. Ce pourrait être un p’tit jardin à la Dutronc qui se serait transplanté dans ma banlieue délaissée ; de celles qui donnent l’impression que « ça craint », mais qui finalement rassurent mieux que d’autres, une fois apprivoisées par-delà les a priori parisiens.

Quelle chance pour moi de m’y trouver aujourd’hui ! Les loyers y sont si peu chers et pour ainsi dire, donnés. C’est ça que j’aime avec Internet ; c’est un nouveau monde, encore vivable malgré ses apparences parfois tapageuses et le Giga M2 y est encore très abordable. On peut s’y construire des palais volants en quantité et quasiment pour rien. Au prix de l’immobilier actuel, autant vous dire que je ne me prive pas pour empiler des briques et les enduire de stuc à longueur de nuit. Mais cette petite bicoque actuellement à l’état d’une presque ruine, n’est pas destinée à un avenir pompeux. Elle n’aura pas sa place dans une exposition universelle, même si j’espère bien qu’avec le temps, je saurais la retaper suffisamment pour parvenir à lui donner ce petit charme propre aux bâtisses improbables à la gloire de l’improvisation perpétuelle, rêvées par les facteurs Cheval de tous crins. Bon, voilà. C’en est assez pour l’instant. Les présentations sont faites. Au travail.

Merci bien de votre attention et à bientôt.

Ah si, j’oubliais ! Le nom et l’adresse – enfin, c’est un lieu-dit – sans quoi c’est un peu difficile à trouver et plus compliqué encore d’y donner rendez-vous à des amis. Pour l’heure, je ne sais comment ni pourquoi, mais vous y êtes déjà. L’endroit s’appelle joues-tu.nu

Ps. J’ai fais beaucoup d’efforts pour lui trouver ce patronyme adéquat. Quand j’ai appris que l’extension .nu existait, je me suis dit que ce serait parfait pour lui, même s’il n’était pas inclus dans le périmètre de l’ile de Niue, situé à 2400 kilomètres de la Nouvelle-Zélande et où je ne suis jamais allé, mais dont je sais désormais que .nu est l’extension de nom domaine attitrée pour les sites web de son territoire. C’est même parait-il, l’octroi de ces 3 petits signes qui permet de financer l’accès gratuit à internet pour les habitants de l’ile. Pour toutes ces bonnes raisons, je n’ai pas hésité. Du coup, savourant ma découverte, j’ai aussi remarqué que prononcer le « point » avant la syllabe nu dans l’énoncé de ce blog bien nommé, tout au contraire de nuire à la compréhension fine du double sens subtil dont il est l’objet, favorisait un certain plaisir ludique en bouche, à la seule condition d’être un tant soit peu acteur et dès lors de mettre une légère inflexion paysanne dans une prononciation malicieuse en forme d’interrogation. Faites-le, vous verrez, c’est tout à fait distrayant.

 

* LA  ROUSSE

a-culturé, définition : Du grec ancie .. qui ..  euh … ben, non ; ça n’existe pas

 

bordure